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La mondialisation
A. Les sens du mot "mondialisation"
1. sens général"doctrine sociale de l'Eglise"

C'est un processus par lequel tous les aspects de notre vie sont réfléchis et gouvernés à l'échelle de la planète : tout ce que je fais est influencé par le reste du monde et tout ce que je fais influence le reste du monde. Je sais ce qui se passe dans le monde, je peux réagir, prier, protester, etc. La manière dont je fais mes achats peut aider un petit cultivateur d'Amérique du sud, ou lui nuire...
2. sens technique (le plus habituel)

C'est un processus d'intensification des échanges au niveau de toute la planète : les frontières disparaissent de plus en plus pour permettre la libre circulation

* des marchandises
* des services
* des capitaux

En même temps on constate une intense migration sociale en tout genre, pour des raisons économiques, politiques, touristiques.
B. Principales Causes de la mondialisation
1. L'essor des communications

Une des conséquences flagrantes est l'explosion de la spéculation financière.
2. L'augmentation de la productivité
3. Le choc pétrolier de 1973
4. La chute du mur de Berlin
5. L'expansion rapide du « Néo-libéralisme »

Cette idéologie gouverne de plus en plus le fonctionnement du monde. C'est la doctrine du « laisser faire ». La régulation de l'économie mondiale est considérée comme automatique. Le rôle de l'Etat doit être minimal.

A cause de cette idéologie, tout est soumis à l'économique, tout devient marchandise, y compris l'être humain.
C. Qui gouverne le monde globalisé ?
1. Les grandes institutions mondiales

En 1944 les pays qui avaient gagné la guerre mondiale ont organisé ce qu'on a appelé « les Institutions de Bretton Woods » pour aider les pays ruinés par la guerre.

Ce sont :

* La Banque mondiale
* Le Fonds Monétaire Inter-national (FMI)

En 1947, le GATT a été institué. Il est devenu l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour garantir la liberté du commerce et gérer les conflits.

Ces institutions sont devenues très puissantes, sous l'autorité (en théorie) du G7.
2 Le G 7

Ce sont les 7 pays les plus industrialisés : les USA, le Canada, l'Angleterre, l'Allemagne, la France, l'Italie et le Japon.

La Russie est invitée à certaines rencontres : on parle alors de G 8.
3. Les multinationales

Ce sont des sociétés commerciales qui ont des implantations partout dans le monde, surtout là où la main d'œuvre est bon marché. Elles font la loi avec leur argent. Beaucoup sont originaires des Etats-Unis.
D. Les conséquences de la mondialisation
1. Conséquences positives

Un meilleur accès aux produits et à la culture des autres pays

Une meilleure information

Des progrès rapides dans les soins de santé

L'action de la concurrence qui fait baisser certains prix
2. Conséquences négatives

Elles sont dues à l'idéologie néo-libérale qui gouverne le monde, plus qu'à la mondialisation elle-même.

* L'uniformisation des cultures
* La compétition à outrance
* L'exclusion des personnes et des pays qui ne sont pas compétitifs
* La domination de l'argent et la spéculation boursière
* La destruction de l'environnement
* L'écrasement des pays pauvres par leur dette extérieure
* Etc.

Les chrétiens et la Mondialisation
1. Passifs ?

Le découragement est une tentation devant la magnitude des problèmes. Mais dans l'Evangile, le Christ propose l'action discrète de Dieu pour contribuer là où on est à la construction de la communauté humaine. Car c'est cela la vraie mondialisation.

Le Chrétien, dit le Pape, avance courageusement sur les chemins du monde en essayant de suivre les pas de Dieu et de collaborer avec lui afin que puisse naître un horizon dans lequel « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent. »

De nombreux aspects de la mondialisation néo-libérale ne sont pas en accord avec l'Evangile. Mais d'autres aspects peuvent nous aider dans notre tâche d'évangélisation ; par exemple la rapidité des communications et les facilités de formation.
2. A quoi sommes-nous appelés ?

* à l'observation de la législation du travail
* à la pratique du commerce équitable
* aux placements éthiques
* au dialogue international, interracial, inter-religieux.
* etc.

... A suggérer des alternatives

* Notre mode de vie comme tel s'oppose-t-il à la pensée néo-libérale (solidarités, attitudes de consommation, intérêt pour les exclus économiques...)
* Fréquenter les lieux d'accueil et de dialogue ;
* Vivre et réfléchir en intégrant la dimension mondiale, universelle (catholique !) des questions.

3. Une théologie de la mondialisation ?

Dès la genèse, l'unité de l'humanité est affirmée. Tous les humains sont reliés à ce couple symbolique et premier que sont Adam et Eve. Et, au terme de l'histoire, nous sommes tous conviés à vivre dans "une terre nouvelle et des cieux nouveaux", comme une humanité réconciliée : réconciliation de l'homme avec l'homme, avec la nature et avec Dieu. Alors toutes barrières seront abolies. Comme le dit saint Paul "Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni l'homme ni la femme" (Ga 3, 28).

Dieu se révèle comme celui qui libère : "Je suis le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Egypte". Il y va du visage de l'homme et du visage de Dieu.

Cette mondialisation là est très différente de celle du marché néo libéral quand il réalise l'exclusion des plus faible (cf. La dénonciation de Jean Paul II dans son exhortation Ecclesia in America 1998 !
4. la mondialisation des religions ?

L'Eglise n'a plus la place privilégiée qu'elle occupait sous l'Ancien Régime ou au temps des colonies (encore que !). La mondialisation provoque une rencontre de croyants de religions d'origines très lointaines qui n'ont pas encore pris l'habitude de dialoguer entre eux.

Le dialogue `inter religieux' devient une nécessité pour la paix.

L'Eucharistie a une dimension universelle, elle réalise la communion entre toutes les Eglises locales.

Le projet socialiste.

Maîtriser la mondialisation
La mondialisation est un fait mais son cours libéral actuel n’est pas une fatalité.
Nous mènerons trois combats :
A Réformer la gouvernance mondiale
Dans le cadre de la réforme des Nations-Unies, nous proposerons la mise en place
d’une « ONU économique ». Un Conseil mondial du développement durable devra
assurer la primauté des droits fondamentaux, sociaux et environnementaux, dans le cadre d’une
nouvelle hiérarchie aux normes internationales. Il coordonnera l’action des institutions
internationales au service du développement. Tous les continents devront y être représentés.
Nous proposerons de réformer de l’OMC pour qu’elle soit plus transparente, plus
démocratique et plus soumise au respect des normes sociales et environnementales. Les
politiques commerciales doivent avoir pour priorité le développement.
Nous proposerons de réformer le FMI et la Banque mondiale, pour placer la lutte contre
la pauvreté et l’accès aux biens publics au coeur de leurs missions en remettant en cause la
politique de conditionnalité.
Nous souhaitons renforcer les pouvoirs de l’Organisation Internationale du Travail, la
promotion des normes sociales internationales, des libertés syndicales et du travail décent sur
tous les Continents.
Nous serons à l’initiative de la création d’une organisation mondiale de
l’environnement en charge notamment de la mise en oeuvre du protocole de Kyoto et de la
protection de la biodiversité.
B Combattre les effets du capitalisme financier
Lutter contre le blanchiment d’argent sale et contre les paradis fiscaux en cherchant un
accord international pour, à terme, faire disparaître cette pratique. Il importe de commencer, par
interdire en Europe le secret bancaire et les zones à fiscalité privilégiée, comme le Luxembourg,
la Suisse, ou Monaco.
Mettre en place une taxe internationale de type « Tobin » au terme d’une action
concertée avec tous les pays où se situent des places boursières et financières.
L’octroi de subventions publiques aux entreprises cotées en bourse sera subordonné à
l’engagement du bénéficiaire de ne pas réaliser de plan de licenciement alors qu’ils a dégagé des
profits substantiels.
C Assurer le financement du développement
 Nous présenterons une proposition d’annulation totale de la dettedes pays les plus
pauvres. L’aide publique au développement réelle sera progressivement portée à 0,7 %
du PIB. Cet effort doit privilégier l’éducation, la santé et les infrastructures. Ses modalités
devront changer pour utiliser davantage des formules multilatérales et s’appuyer plus sur les
ONG qui sont sur le terrain. Ses critères également : transparence, respect des Droits de
l’Homme, lutte contre la corruption.
De nouvelles ressources seront dégagées pour financer les biens publics mondiaux.
La taxe sur les billets d’avion doit être généralisée et étendue à d’autres domaines : une taxe sur
le budget publicitaire des laboratoires pharmaceutiques, une taxation des émissions de carbone.
 Un effort de grande ampleur doit être fait pour aider les pays du Sud à se doter de
politiques de santé efficaces. Les pandémies comme, le sida, la malaria, les risques de grippe
aviaire, exercent des effets ravageurs. Trois priorités s’imposent : un accès plus aisé aux
médicaments génériques, la création d’un fonds public mondial pour assurer une santé de base
universelle, un droit de solidarité en matière sanitaire.

jacquescanevet
31/08/06